Les drapeaux français et européen, obligatoires en classe



Les drapeaux français et européen, obligatoires en classe

L’AssemblĂ©e nationale française vient d’amender une proposition du groupe Les RĂ©publicains, dans le cadre du projet ‘’l'Ă©cole de la confiance’’, qui prĂ©voie la prĂ©sence obligatoire dans les salles de classe du drapeau tricolore, pour y ajouter celle du drapeau europĂ©en.

Dans la nuit du lundi 11 au mardi 13 février 2019, les députés ont adopté, après l'avoir complété, une proposition d'Eric Ciotti, prévoyant dans sa rédaction finale que la présence du drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge, du drapeau européen, ainsi que des paroles du refrain de l'hymne national est obligatoire dans chacune des salles de classe des établissements du premier et du second degré, publics ou privés sous contrat.

Eric Ciotti, qui avait proposé la présence du seul drapeau français initialement, a salué une avancée importante. Favorable à la disposition, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer a jugé important de continuer de jouer le jeu de l'ouverture au débat parlementaire, en prenant ainsi en compte les propositions de l'opposition. Il a assuré que la mesure pourrait s'appliquer de façon très simple, avec une affiche à des coûts tout à fait assumables par le ministère.

Les débats sur cet amendement, examiné tardivement, ont donné lieu à de vives protestations des élus de gauche, frustrés de ne pas avoir pu s'exprimer. George Pau-Langevin (PS) a dénoncé une mesure pour se faire plaisir, qui peut être perçue comme une défiance envers les enseignants qui ont en charge leur salle de classe. Michel Larive (LFI) a jugé suffisante la présence des drapeaux aux frontons des établissements, invoquant le respect de la patrie sans aller vers le nationalisme et estimant que les écoles n'étaient pas des casernes.

Elsa Faucillon (PCF) a également dénoncé le déroulé du vote, le jugeant caduc du fait qu'aucun élu de gauche n'ait pu s'exprimer. Sur le fond elle a déploré que l'amendement ait été porté par ceux qui lancent le débat sur l'identité plutôt que l'égalité.

Au vu de l'émoi suscité, le président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Bruno Studer (LREM), a demandé une seconde délibération sur cet amendement. Celle-ci n'interviendra qu'à la fin de l'examen du texte, d'ici au 16 février courant.


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