Egalité des sexes et homosexualité : Qu'en pense Kais Saied ?



Egalité des sexes et homosexualité : Qu'en pense Kais Saied ?

Dans cette interview qu'avait accordée, Kaïs Saïed, ce vendredi 20 septembre, à L'OBS, le candidat au second tour de la Présidentielle s'est exprimé à propos de plusieurs sujets controversés.

 

Une campagne explicative :

Kais Saied a expliqué que la campagne atypique qu'il avait mené n’était pas une campagne électorale : "C’est plutôt une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain peut avec d’autres instruments juridiques, être le principal acteur en Tunisie."

 

Une accession en toute légalité :

Quant à son accession au second tour, il a fait savoir que tout s'était fait dans le cadre de la légalité constitutionnelle : " Il y a la constitution, toute la constitution, rien que la constitution" a-t-il insisté. Et d'exprimer son étonnement quand il a appris que son arrivée en tête avait suscité des inquiétudes : "Pourquoi les gens seraient-ils inquiets ? Le chef de l’Etat est le garant de la suprématie de la Constitution. Il y a la continuité de l’Etat tunisien, quel que soit le chef de l’Etat".

 

Répartition équitable entre les sexes :

Au sujet de l'égalité des sexes devant la loi,  Kais Saied pense que la loi doit être respectée et le système doit être fondé sur une répartition équitable : "Les maris sont juridiquement responsables. Ils peuvent être emprisonnés pour cela. Les petits-fils sont responsables pécuniairement de leurs grands-pères, pas les petites-filles" , tel était son argument. Et de présenter l'égalité et l'équité en tant que deux principes distincts : " L’équité comme le dit Victor Hugo, est l’essence même de l’égalité : « la première égalité, c’est l’équité ». L’équité est l’objectif et non l’égalité formelle", a-t-il précisé.

 

Chacun est libre dans son intimité :

Quand la question sur l'homosexualité lui a été posée, le candidat a souligné que chacun est libre dans son intimité. "Ce n’est pas à l’Etat ou aux pouvoirs publics d’intervenir dans le cercle privé." Il a en revanche appuyé les valeurs intériorisées par tout le monde dans la société. Il trouve, par ailleurs, que la liberté individuelle ne peut pas être perçue de la même manière dans la sphère privée et dans la sphère publique.

 

Je ne suis pas un salafiste :

Le candidat a par la suite démenti les informations relayées selon lesquelles un parti extrémiste l'aurait soutenu allant jusqu'à la qualifier de salafiste, " Ai-je l’air d’un salafiste ? a-t-il riposté poursuivant : " Si je cite Voltaire et Victor Hugo, puis-je être salafiste ? Discuter avec quelqu’un vous fait-il appartenir à son mouvement politique ?". Et d'affirmer qu'il n’appartenait à aucun parti, qu'il était indépendant et qu'il le restera.


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